Bonsoir ! Ça fait un moment que je n'étais pas venu sur Journaly, mais je n'ai jamais abandonné l'écriture ni l'apprentissage de nouvelles langues. Ces temps-ci, je suis constamment obligé d'apprendre de nouvelles langues, et je me suis en quelque sorte habitué à ce mode de vie. Tu te réveilles, et tu dois apprendre. Le soir, tu penses que tu vas apprendre l'espagnol, mais au matin, il s'avère que c'est le français — un véritable coup de fouet linguistique qui garde l'esprit en éveil.
La première fois que c'est arrivé, j'ai été surpris — vraiment, profondément surpris, comme si l'univers m'avait joué une petite blague. Et chaque fois que ça se reproduisait, la surprise revenait, fraîche comme la rosée du matin. Mais maintenant, plus rien ne me surprend. L'inattendu est devenu l'attendu ; le chaos est devenu mon compagnon silencieux.
Dernièrement — et peut-être que ça a toujours été le cas — chaque nouveau jour est pour moi une énigme complète, un livre dont les pages se remanient elles-mêmes chaque nuit. Et curieusement, je trouve cette vie chaotique charmante, comme une pièce en désordre qui semble plus familière qu'une pièce parfaitement rangée. Si les choses étaient différentes — si je restais au même endroit pendant des années, à regarder les mêmes arbres depuis la même fenêtre — j'imagine que ce serait ennuyeux, une lente et silencieuse suffocation de l'esprit.
Je ne veux pas vivre une autre vie. Rien ne me manque, car je n'ai jamais le temps de m'habituer à quoi que ce soit. C'est peut-être là ma bénédiction et ma malédiction : être à jamais une étrangère, même pour moi-même.