Embrasser une croyance négative ou dévalorisante comme la vérité absolue, c’est prendre un ennemi pour un allié ; entrer dans une prison, clé en main, et s’y enfermer. Il y a un certain niveau de confort, de sécurité et d’enchantement à trouver dans nos prisons mentales. Au moins assez pour nous empêcher de nous échapper ou de savoir que nous détenons la clé de la prison. Dans une société où nous sommes devenus enchantés par nos faux moi, et où la tromperie est à la fois normalisée et répandue, peut-être cela aide-t-il d’être le plus avide de vérité. La vérité comme paradoxe et sagesse ; toujours révélatrice, humiliante, libératrice; instantanément émancipatrice. Ainsi, on est prêt à endurer la douloureuse dissolution de son faux soi afin d’être vraiment libre.
Et donc il me semble que c’est pourquoi certains défis et obstacles persistent. Ils sont (au mieux) un point d’entrée dans une vérité plus profonde ; un point de sortie de la prison mentale.